04 22 61 45 22
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La justice pénale a été réformée par la loi du 23 mars 2019. Les modalités d’exécution des peines ont été adaptées en fonction de la durée.
La réforme du 23 mars 2019 n’interviendra réellement qu’à partir du 24 mars 2020.
Les peines d’emprisonnement inférieures ou égales à 1 mois seront supprimées.
Les peines d’emprisonnement prononcées pour 1 à 6 mois devront être aménagées par principe par les juges du Tribunal correctionnel.
L’aménagement de peine pourra prendre la forme du bracelet électronique, de semi liberté ou de placement à l’extérieur.
Attention, l’aménagement peut être refusé selon certains cas.
Si la peine prononcée est de 6 mois à 1 an de prison, le Tribunal correctionnel de Nimes ou le tribunal correctionnel d’Avignon pourra apprécier l’opportunité d’un aménagement : le refuser ou le proposer selon la personnalité et la situation du condamné.
Votre avocat au pénal sur Nimes ou votre avocat au pénal sur Avignon pourra étayer votre dossier et vos éléments de personnalité pour justifier l’intérêt d’un aménagement de peine.
N’hésitez pas à contacter votre avocat.
Jusqu’à la réforme pénale du 24 mars 2019, le bracelet électronique était un aménagement de peine. La réforme fait du bracelet électronique une peine indépendante.
Le tribunal correctionnel pourra condamner directement une personne et prononcer une peine de détention à domicile qui pourra être ordonnée de 15 jours à 6 mois.
Le JAP peut autoriser une personne condamnée à un bracelet électronique, à sortir du domicile à des heures et périodes déterminées.
Si vous sortez du domicile en dehors de ces périodes autorisées, le JAP pourra limiter les autorisations ou révoquer la mesure pour ordonner l’emprisonnement pour la durée de votre peine restant à exécuter.
Le comportement du détenu en prison a des conséquences sur les demandes d’aménagements de peine.
Votre avocat pourra formuler ses observations sur le projet de sortie. Votre avocat vous accompagnera et vous conseillera sur les procédures applicables pour solliciter un aménagement de peine. Votre avocat vous préparera également à l’audience et vous assistera lors du débat contradictoire devant le juge de l’application des peines.
La libération conditionnelle est une mesure qui vise la réinsertion.
Cette mesure vous permet d’être remis en liberté avant la fin de votre peine. Il faut toutefois respecter plusieurs critères pour avoir l’opportunité de demander une libération conditionnelle et justifier des éléments probants de réinsertion prévus à l’article 729 du code de procédure pénale.
La première condition pour demander une libération conditionnelle est relative à la durée de la peine.
Il faut avoir effectué la moitié de votre peine, remises comprises.
Pour les condamnés à perpétuité, le délai pour demander une libération conditionnelle de peine est de 18 ans et de 22 si le condamné est en état de récidive légale.
Sous réserve de la fixation d’une période de sûreté.
La seconde condition est d’avoir un solide projet de reinsertion.
Votre avocat pourra vous aider à construire ce projet et le plaider devant la juridiction pénale à Nimes ou Avignon.
La troisième condition est celle du suivi médical pour certaines infractions. Lorsque le suivi socio-judiciaire est encouru (par exemple des faits de viol, agression sexuelle, stupéfiants), la libération conditionnelle ne peut être accordée si vous refusez un suivi médical proposé par le juge de l’application des peines.
Dans certains cas, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté doit rendre un avis après une évaluation, sur la dangerosité du demandeur.
Une expertise est également réalisée. Les experts pourront se prononcer sur l’opportunité d’une injonction de soin.
Votre avocat pourra formuler une demande de libération conditionnelle si tous les critères sont réunis et si vous êtes éligible, auprès du JAP ou du Tribunal de l’application des peines selon la durée de la peine.
L’examen de la requête doit intervenir dans les 4 mois à compter de l’enregistrement. Mais le délai peut être en pratique un peu plus long.
Vous serez convoqué avec votre avocat choisi à un débat contradictoire qui se tiendra à la maison d’arrêt de Nimes ou au centre pénitentiaire du Pontet. Le procureur de la république sera présent.
Vous serez convoqué au moins 10 jours avant l’audience.
Votre avocat sera entendu sur ses observations concernant votre projet. Vous aurez la parole en dernier.
L’article 730 du code de procédure pénale prévoit une obligation d’examen automatique de la situation.
Les détenus âgés de plus de 70 ans peuvent solliciter une demande de libération conditionnelle spéciale sans condition de durée de peine restant à effectuer. Il suffit que vous (ou votre avocat) présentiez un projet solide de réinsertion.
Par exemple, vous souhaitez sortir de prison et disposez d’un hébergement, si votre avocat le justifie ainsi que l’absence de risque de renouvellement de l’infraction, vous pourriez obtenir une libération conditionnelle.
La suspension de peine médicale ou la suspension de peine pour motif médical est prévu par la loi et peut être ordonnée sans condition de durée ou de nature de l’infraction.
Il faut répondre néanmoins à certains critères légaux:
Votre avocat vous aidera à solliciter une libération médicale ou une demande en UHSI ou UHSA.
L’article D142-1 du code de procédure pénale prévoit la possibilité de demander une permission de sortir.
Sous certaines conditions, vous pouvez demander une permission de sortie.
Elle autorise à sortir de l’établissement pénitentiaire pendant une période déterminée.
La permission de sortir vous permet de préparer votre projet de réinsertion, le maintien des liens familiaux, un suivi médical, traitement médical, des obligations extérieures, recherche d’une activité professionnelle.
Les permissions sont autorisées par le juge de l’application des peines après avis de la commission d’application des peines.
Pour solliciter une permission de sortir, il est conseillé de vous tourner vers un avocat qui formulera une demande motivée au juge compétent sur Nîmes ou Avignon. Il pourra ainsi appuyer la demande de pièces justificatives, échanger avec le CPIP conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation et la juridiction.
Ces faits constituent des fautes disciplinaires au même titre qu’insulte à surveillant de prison, vol de co-détenu….
Les personnes détenues peuvent comparaitre devant la commission de discipline.
Plusieurs sanctions selon la gravité de la faute reprochée, peuvent être prononcées : avertissement, interdiction de recevoir des mandats, interdiction de cantiner, interdiction de travailler en prison, interdiction d’être auxi en prison, placement en quartier d’isolement, placement en quartier disciplinaire, confinement en cellule…
Ces sanctions peuvent avoir un impact sur les demandes d’aménagement de peine ou sur les crédits de réduction de peine ou de manière générale sur la manière de purger leur peine.
La procédure disciplinaire a ainsi d’importants enjeux, il vous est conseillé d’être assisté par un avocat qui aura accès à votre dossier disciplinaire et qui pourra vérifier la régularité de la procédure.
Votre avocat pourra également vous aiguiller sur différents aménagements de peine (placement sous surveillance électronique ou sous bracelet électronique ou port du bracelet électronique, bénéficier d’un suivi en milieu ouvert) afin de mettre fin à la peine privative de liberté ou encore de modifier les conditions de détention ou de trouver des alternatives à la prison.
Le rôle de l’avocat est primordial dans les demandes d’aménagements de peine et d’exécution de la peine, l’exécution des peines et le droit de la peine :